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Florilège de poèmes 02

Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts

 

 

Nota: Le menu est déroulant 

Vous qui tournez tournez

d' Alain Briantais

 

 

Vous qui êtes si belle dans vos escarpins blancs

Et vos chevilles fines qui chantent dans le vent

Vous qui tournez tournez au bras de ce beau brun

Au son d’une valse tendre qui poursuit son chemin

Pourquoi vous retourner et cueillir mon émoi

Je ne sais pas danser et me sens à l’étroit

 

Vous qui vous déhanchez sur ce rock explosif

Qui soul’vez la poussière et les désirs furtifs

Vous qui tournez tournez sous la chaleur intense

Comme un astr’ éclatant dans l’univers immense

Pourquoi vous reposer pour un brin de causette

Je n’suis pas volubile quand la fièvre me guette

 

Vous qui semblez si sage dans votre coin perdu

Qui buvez menthe à l’eau et non vodka qui tue

Vous qui tournez tournez vos mains dans vos cheveux

Et repoussez maintes fois les cavaliers fougueux

Pourquoi vous retrancher comme je le fais moi-même

Et repartir chez vous avec votre âme en peine

 

Tournez tournez tournez le bal a pour dessein

De nous laisser troubler par les bras du destin

Quand elle a pris ma main sans me laisser le choix

J’étais au paradis pour un festin de roi

Sa joue contre ma joue a brisé mes silences

Sa robe si légère m’a laissé sans défense…

 

 

Alain Briantais DR

 

 

 
 
 La gourmandise
de Claudine Vanlé
                                                                            
 
Tout est, pour le gourmand, objet d’étonnement.
Une odeur, un parfum, une couleur qui brille.
L’attente de la pluie, le vent qui émoustille.
Il aime à savourer la douceur d’un moment.
 
Dès que lui apparaît la source d’agrément,
Ses sens sont en éveil, il a l’oeil qui pétille,
Il salive d’avance et sa lèvre frétille.
Son attente est fébrile, et son geste impatient.
 
Il peut enfin goûter ce que tant il désire.
D’une onde de plaisir, il se laisse envahir.
Lentement, il déguste, comme une friandise,
 
La gorgée de bon vin, la bouchée qui ravit,
La phrase qui séduit, la douceur de la nuit,
La mélodie qui charme ou le baiser qui grise.
 

 

                            Claudine Vanlé DR
 (sonnet) 2016
 
 

 

Je me souviens

de Paul-Eric Langevin

(à la manière de Georges Perec):

et à la mémoire d'Anne-Marie Desbat-Langevin 

 

 

Je me souviens du Noël 84 ou 85 au cours duquel nos parents nous avaient offert, à ma soeur et à moi, d'énormes peluches, un ours et un éléphant.

 

Je me souviens que nous étions tous les quatre au restaurant lors d'un séjour en montagne et que ma soeur, qui avait un ou deux ans, se cachait sous la table.

Je me souviens que lors d'un autre séjour en montagne, immédiatement après le décès de mon père, je pleurais sur les marches de l'escalier et que ma mère m'a réconforté.

 

Je me souviens des promenades en montagne avec Anne-Marie et Isabelle, pendant toutes ces années, et qu'Isabelle toute petite adorait la tarte aux myrtilles.

Je me souviens que ma mère, ma soeur et moi aimions rire avec un de mes amis d'enfance, Guillaume Gaudry, qui avait un très bon sens de l'humour.

Je me souviens de rires au restaurant avec Pépé, Mémée, Maman et Isabelle dans un petit village de campagne.

 

Je me souviens de fous-rires au restaurant à Belle-Ile en Mer avec Maman, Olivier et Isabelle, Mémée était très mécontente.

Je me souviens que Maman aimait la quiche lorraine et nous en faisait souvent.

Je me souviens de ses ratatouilles et de ses préparations de légumes.

Je me souviens qu'elle préférait toujours les plats salés aux plats sucrés.

Je me souviens qu'elle travaillait dur pour préparer ses cours du collège et du lycée.

Je me souviens que lors du passage de la comète de Halley en 86 ou 87, je m'étais passionné pour le sujet en échangeant beaucoup avec elle.

Je me souviens de soirées passées à rire et à jouer aux cartes à la campagne avec elle, avec Raphaël et avec toute la famille.

 

Je me souviens que lors d'un déjeuner avec Papa, Maman, Mamie et Isabelle à la campagne, Papa avait piqué une colère et jeté ses couverts par dessus le parasol et que Maman était bien embêtée.

Je me souviens que Maman m'aidait à préparer mes cours de chimie au lycée pour préparer mes examens et que je m'énervais un peu quand je ne comprenais pas.

Je me souviens de tous les livres qu'elle lisait et qu'elle collectionnait et que je suis devenu un amoureux des livres plus tard.

 

Je me souviens des déjeuners avec Maman, Luce et Isabelle au restaurant le Royal toutes les semaines et que nous aimions manger des glaces.

Je me souviens que Maman avait sympathisé avec un historien passionnant et âgé dans ce même restaurant.

 

Je me souviens de notre séjour à Venise en 94, Isabelle, Maman et moi allions dîner dans des trattorias et Maman avait sympathisé avec un anglais.

Je me souviens de notre séjour à Florence à la campagne en 95 ou 96, toute la famille était là et Maman a adoré visiter la ville et les jardins suspendus.

 

Je me souviens qu'en commençant une psychanalyse en 99, on m'a cité la phrase de Shakespeare suivante: "La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur qui s'agite et parade une heure sur la scène puis on ne l'entend plus, c'est un récit plein de bruit et de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens." C'est le hongrois Bruno Verebely qui m'a fait part de cette citation.

 

Je me souviens d'avoir vu le film "Forrest Gump" de l'américain Robert Zemeckis en 95 ou 96 et que la phrase fétiche du personnage était: "La vie est une grande boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber."

Je me souviens de la phrase testament du philosophe Jacques Derrida en 2003 ou 2004, qui nous suppliait de ne pas être tristes, de sourire comme il nous aurait souri jusqu'à la fin, d'aimer la vie et d'aller vers la vie malgré tout.

 

Je me souviens qu'Anne-Marie, déjà très malade, s'occupait avec joie de ses petites nièces pendant les vacances."

 

Paul-Eric Langevin DR

 

 

Quand je partirai

d'Anne-Marie Desbat-Langevin

 

Transmis par Paul-Eric Langevin

Août 2016 - en mémoire de sa maman

 

 

 
 
Dans les yeux de Cabu
 
Chanson d'Yves Picart

 

 

 

   Yves Picart DR 2016

Paroles et Musique

Illustrations de leurs auteurs Droits réservés

Dans les yeux de Cabu

 

Chanson (version poème) de Yves P.Picart

 

 

 

1.

Combien de fureur,

de cris et de pleurs

avant que ne bascule un cœur

de l’autre côté de la terreur

 

Encore les corps qui souffrent

l’odeur de poudre et de souffre

et nos esprits déjà si las

de tant de morts sans combat


 

Refrain. 1

Alors, parfois j’ai envie

loin des hommes, de partir

de me forger un paradis

et ne garder que le souvenir

d’une brume, d’un rêve perdu

 

 

2.

Combien de Führer,

de prophètes de malheur

de cohortes de mauvais apôtres

pour dresser un frère contre l’autre

 

Dans la fumée des bombes

debout devant l’hécatombe

que nous reste-t-il d’humain

à offrir à nos enfants demain ?

(au refrain)

 

 

3.

Combien de bourreaux

frappent encore en écho

qui fera taire enfin le lâche

et sanglant cri de la kalache

 

Pourquoi tuer à dessein

pour un mot, pour un dessin

tuer ce qui en nous peut naître

l’humour d’un homme, la ferveur de l’être

(au refrain)

4.

Comment départager

ce qui de nous homme fait

ce qui nous fait encore aimer

de ce qui nous fait aussi tuer

 

Au pays des âmes mortes

où la haine les emporte

moi, je préfère rester vivre

au pays des âmes libres

 

 

 

 

 Refrain. 2

Même si, parfois j’ai envie

loin des hommes, de m’enfuir

de me forger un paradis

pour garder juste le souvenir

d’une brume, d’un rêve perdu

dans les yeux de Cabu

 

5.

Et si cet effroi revient

Qu’il n’éveille que l’humain en moi

Entre colère et compassion, c’est sûr

J’espère choisir le chemin le plus dur

 

Pour enfin ne plus penser

à ce qui a pu se passer

à l’instant ultime, à ce qu’il a lu

quelque part dans les yeux de Cabu

 

 


Yves Picart DR  

Paroles et musique

Illustrations de leurs auteurs Droits réservés

 

 

 

 

Assez ! 

de Zaïa Evain


J'ai des siècles de haine à verser sur le monde 
Suffit ! Ne dites rien, écoutez ma faconde ! 
Assez de la misère, assez de ces morsures ! 
La vie ne serait-elle qu'une vaste imposture ? 

Je n'en peux plus de voir l'hypocrisie des hommes 
La main qui tient le fouet pour la bête de somme 
La pierre immaculée des marches des églises 
Qui n'ont pas su à temps arrêter la bêtise 

De ces estomacs vides je ne peux me repaître 
Offerts au déjeuner comme un bouquet champêtre 
Il m'est insupportable et j'en ai la nausée 
De savoir qu'en haut lieu tout est bien orchestré 

Cessez la mascarade à quoi tout cela rime ? 
Rechercher son salut aux entrailles du crime 
Combien de sacrifiés à ce triste dessein ? 
Sur l'autel de l'absurde, il ne restera rien

 

 Impudique colombe aux ailes déplumées

J'ai la rage en songeant à ces vies dévastées

Pardonnez si mon cri n'est qu'un cri de colère

On rêve de la paix, on fomente la guerre.

 

 Assez ! Assez ! Assez !

 

 

Zaïa Evain DR

Janvier 2016

 

 

 

 

 

 

Marianne résiste

d' Agnès RAVELOSON

 

 

 

Tu es inconsolable, le monde est cruel,

Des barbares ont arraché la vie à tes enfants.

Comme au lendemain de Noël, écoutez pleurer Rachel,

Après les affreux massacres des Saints Innocents !

 

Abattus en plein exercice avec lâcheté,

L’arme au poing, d’autres avaient comme outils leurs crayons,

Pour le plaisir de danser, de boire un verre au café,

Tous sont tombés, sous les rafales de balles, sans exception !

 

Après les défilés de roses et de prières,

Les larmes, les condoléances les plus tristes,

La joie de l’espérance incendie leurs bannières

L’Arc de Triomphe est ranimé. Marianne résiste !

 

L’amertume aussi bien le sel de tes larmes

Assainissent une patrie féconde, la relève existe.

Au cœur d’un sujet brûlant, une force d’âme,

Stop aux briseurs de rêves. Marianne résiste !

 

La violence implique toute l’humanité

Haine et sang versé tissent les actions terroristes,

Restons debout, unis, nos valeurs sont touchées

Echec à l’étouffeur de sens. Marianne résiste !

 

La liberté ne se donne pas, elle se prend

L’effort de défense est une vision pacifiste

Forte, nourrie de convictions, allez de l’avant.

Pavoise tes couleurs. Marianne résiste !

 

Une puissance printanière reverdit

Au-delà des compassions, la vie n’est plus triste

Continuons à vivre comme d’habitude, un défi

La routine du malheur n’existe pas. Marianne résiste !

 

Cent ans de poésie, sans arrogance ni sang versé,

La culture, l’art, l’humour, l’incontournable piste,

Sur une terre d’espérance, les graines sont enterrées.

Tes enfants ont les yeux levés vers toi. Marianne résiste !

 

Au cœur des évènements, même les plus tragiques,

Quel monde merveilleux cette pépinière d’artistes.

Ce soir je m’en vais au théâtre, c’est fantastique !

Je n’ai de raison que ton nom, Liberté ! Marianne résiste !

 

 

Agnès Raveloson DR

Printemps des poètes 2016

 

 

 

 

 

Bruxelles !

de Cypora HERSZORN - BOULANGER

 

 

 

« Avec la mer du Nord » aux tragiques sanglots,

« Des vagues » vermillon où ondule la peur,

« Et des vagues » crédo pour endiguer l'horreur

Qui n’entendront jamais plus le vent en écho ;

Avec à l’infini des chagrins échoués,

« Avec le vent de l'Est », l'entendez-vous pleurer

Ce « plat pays » qu’on a meurtri ?…

 

« Avec ses cathédral’s », ses temples, ses mosquées,

Où tintinnabulaient des beffrois, sans clivage,  

Où l’on vivait heureux prêt à se concéder

Le moindre des égards, sans oiseux commérages,

Et des chemins ouverts aux essaims métissés ;

« Avec le vent de l'Ouest », se prêtant à rêver…

…Ce « plat pays » qu’on a meurtri.

 

« Avec un ciel si noir, qu'un canal » se déchire,

« Avec ce ciel » défait qu'il faut réconforter,

« Avec un ciel si noir » qu’il en vient à frémir

« Quand, sous le vent du nord », il prie agenouillé.

Que soient maudits tous ceux qui l’ont écartelé !

Comme il est accablé, comme il nous fait pitié…

…Ce « plat pays » qu’on a meurtri.

© Cypora HERSZHORN-BOULANGER

(Tous droits réservés)

 

(Sur musique et paroles d’une chanson de Jacques Brel – « Le plat pays »,

et en hommage à toutes les victimes de la barbarie tombées en ce matin

du 22.03.2016 en Belgique)

 

D’infinis paysages

Je m’offre le monde

d' Agnès RAVELOSON

 

 

Corbeille de mots

Les prémices du printemps

Un brin d’amitié.

 

 

Vert, jaune printanier

Et cortège boutons d’or

Flirt des papillons.

 

 

Un épi de riz

Un perchoir de rêve

Belles libellules

 

 

L’ouate blanche

Comme neige dans un champ

Edredon coton.

 

 

Vert émeraude

Ecrin d’azur, bleu lagon

Des cœurs en folie

 

 

Fraiche tonnelle

Allée de bougainvilliers

Volcan de baisers

 

 

 

 

2

 

 

Sous les cocotiers

Métissage des couleurs

Alliances en or

 

 

Orangers en fleurs

Les longues traines blanches

Les filles d’honneur

 

 

Vanille, safran

Gingembre, poivre, cumin

Ame indigène.

 

 

Frêle pirogue

Sans souci du lendemain

Glisse au fil de l’eau.

 

 

Flamboyant soleil

Se couche dans l’océan

Calme les requins.

 

 

Mes yeux caressent

D’infinis paysages

Je m’offre le monde

 

 

 

Agnès Raveloson DR

Printemps des poètes 25.03.2011

 

 

 

 

 

Spadassins primitifs

de Cypora Herzorn-Boulanger

 

 

Spadassins primitifs, prédateurs pitoyables,

Vous qui, au nom D’UN DIEU venez tout faire sauter,

De viles intentions votre foi est pavée,

La HAINE est en VOS cœurs, hideuse, abominable !

 

Où le péril choisi nous paraît lamentable.

Vous vous voyez MARTYRS, vous croyant invincibles,

Vous feignez d’être HEROS, mais n’êtes que COUARDS

Qui prenez au viseur des INNOCENTS pour cibles,

Et vers les corps meurtris n’avez aucun regard.

 

Pourtant LES DIEUX, là-haut, n’ont rien d’aussi cruels !

C’est VOUS qui ne savez démêler leurs messages

Kamikaz’s enragés aux idées d’un autre âge,

Radotant en écho d’un ton sempiternel !

 

Meurtriers ! Assassins ! Exécuteurs obscènes !

Quand vous écoperez de son Divin Courroux,

ALLAH, ce Manitou de votre ultime scène,

Vous précipitera au schéol des voyous !

 

Alors quand s’ouvriront les Portes de l’Enfer

Vous happant et jetant dans la fosse commune,

Vous maudirez le sort qui vous lie et vous ferre,

Sous le regard vitreux et cireux de la Lune ;

 

Et, tel que Pharaon aux temps des pyramides,

Il gommera vos noms de tous les édifices,

Vos restes pourriront en des fosses putrides,

Que chacals affamés laperont de délice !

 

© Cypora HERSZHORN-BOULANGER

(Tous droits réservés)

 

 

 

 


 

 

De Fleurs en Fleurs d'Oranger

de ThIAN

 

 

Photo de Thian

 

Je vous écris de fleurs en fleurs d'oranger

de celles qui ne meurent jamais 
sans avoir senti le parfum du danger
Je vous écris des bouquets qu'on laisse sécher
près d'une bougie sur le trottoir
je vous écris sans faire d'histoires
sans même vouloir vous déranger
Je vous souhaite cette année encore
la bonne année dans le plus beau décor
je vous écris de fleurs en fleurs d'oranger
 
 
ThIAN DR Voeux de création 
bourdonnante Janvier 2016

 

 

 

Je voudrais que souvent

de Serge Carbonnel

 

 

Serge Carbonnel  DR

Janvier 2016

 

 

 

 

 

PARFUMS

de Colette Sauvanet

 

 

Les odeurs du mois de juin

ont frappé à ma fenêtre ce matin.

 

La dentelle de ma collerette a frissonné dans la fragrance

de la glycine

mêlée au miel de l’aubépine.

 

J'ai ramassé à la volée

les senteurs de mon passé:

 

La moiteur de ta peau vanillée,

l’âpreté de tes  aisselles musquées

enivrent encore  ma narine.

 

Ô  ma mère !  ta peau délicatement fanée,

Tes pommettes à peine poudrées

juste un zeste citronnées,

 

Musiquette surannée

Ton caraco encologné

comme les houppettes des bébés

 

Ta lavande Yardley 

ou Roger & Gallet

 

Ô ton petit mouchoir au parfum oublié  

 

 

 

Colette SauvaneDR

in "Bulles" Novembre 2015

photo Dimari

 

 

Il y a plus d’un demi-siècle

d'Agnès Raveloson

 

 

Le certificat de passage de l’Equateur

M’a été attribué, pour mon baptême de l’air.

J’ai quitté ma Grande Ile, un été de grande chaleur.

Après douze heures de vol, j’ai changé d’hémisphère.

 

Et le soleil était plus brûlant qu’aujourd’hui !

Venez, on y retourne sous les Tropiques,

En rêve, en bateau, par avion, soyez les bienvenus.

Un grand bol d’exotisme n’est pas utopique

 

La faune et la flore, la douceur de vivre,

La barrière de corail, la houle océanique,

L’Océan Indien nous raconte et se livre,

Les baleines à bosse rentrent en Antarctique.

 

De branches en branches, lémuriens au charme fou

En réserve naturelle, milieu fantastique,

Font leur numéro, de haute voltige, pour vous.

La déforestation menace l’espèce endémique !

 

Au rythme des pousses-pousses, taxi le moins cher,

Richesse et pauvreté, le contraste est partout,

Esclavage volontaire, forcé par la misère,

Sous le regard des ancêtres, en tout et pour tout.

 

Superbe coucher de soleil sur la mer,

Une architecture tropicale contemporaine,

Une atmosphère d’espace et lumière,

Bungalow, pied dans l’eau, le luxe bohème.

 

Incontournable hommage à notre grand-père,

Quand nous tombions, pleurant, les genoux couronnés,

Vous avez cueilli le coton pour vous soigner, j’espère, 

Son humour valait mieux que le coton -tige aseptisé.

 

Au bout du chemin, sont nos chers aïeux, ci-git

Dans un fier monument érigé de terre, en granit

Mon grand père, drapé de linceul de soie, n’est plus

Quant à moi, entourée de sa paix, je ne pleure plus !

 

 

Agnès Raveloson

Novembre 2015

 

 

 

  photo Dimari

 
 

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