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La Ruche des Arts

a fait son « chaud »2018

au Petit Ney !

 

Compte-rendu/Mnémosyne,

par Fabienne Schmitt

- en cours-

de ce

 

 

«Chaud» de la Ruche

ayant eu lieu le

 

 

Vendredi 09 novembre 2018

à 19h30

 

(Dîner entre 19h30 et 20h30 - début du spectacle à 20h30)

 

au

Café littéraire associatif

« Le Petit Ney »

 

10, Avenue de la Porte de Montmartre

Paris 18ème

 

 

Amoureux des mots, de musiques et de chansons, curieux désirant découvrir de nouveaux talents, venez vous chauffer au « Chaud » de la Ruche. Cette septième édition fera la part belle à des chanteurs qui distillent la poésie au rythme d’un piano ou d’une guitare. Avec fougue, les mots s’essaiment, empruntent Victor Hugo avec audace, ourlent un conte inattendu, cheminent en musique et réapparaissent dans un humour corrosif.

Autant de bonnes raisons pour découvrir ce lieu et partager un moment chaleureux.


 

 

 

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Accordé… ♫♪ Accordé...♫♪…Accoooor-déon ♫♪…

 

Mais que se passe-t-il donc ici, ce soir, avenue de la Porte Montmartre ? Il y a des gens assis en train de dîner, de grandes tablées fort gaies ma foi, les uns discutant, les autres s’agitant, l’air heureux, et un accordéoniste qui accompagne ces joyeux drilles pour le dessert. On dirait des abeilles dans une ruche !

Ah mais oui, vous l’avez deviné, c’est le fameux « chaud » annuel de la Ruche des Arts, qui a lieu chaque année en novembre au « Petit Ney » pour nous réshowffer !

 

C’est un évènement incontournable concocté par la Reine des abeilles, Michèle Lassiaz, et son équipe de butineuses-butineurs. Les ami(es) sont venus nombreux, souvent de loin, pour ne pas manquer l’évènement. Cette année, de nouvelles abeilles nous rejoignent, et la soirée sera particulièrement musicale.

 

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Vers 20h 30, top départ ! Pendant que les tables se débarrassent après un délicieux dîner servi par nos hôtesses du lieu, l’accordéon de Pierre Brudasz se fait mise en bouche d’un autre festin, en notes et poésie, celui-là, et la salle déjà très en forme reprend « le temps du muguet » et « les copains d ‘abord. »

Notre reine Michèle nous le dit avec ses mots à elle : « musique, le lien », oui, « un lien d’amour universel ».

 

 

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Soudain, quelqu’un se lève et en éternue bruyamment d’émotion … Euh…Presque sur les convives ...Nous t’avons reconnu, Alain Briantais, on te pardonne ! « A vos souhaits ! » enchaîne Didier Laloux , prenant à parti d’autres artistes. Encore un tour que nous jouent les deux compères, bien sûr.

 

Les éternuements sont vite oubliés quand apparaît Anefrance, notre « Môme » à nous, qui nous conte les premiers émois de Paris quand la petite Piaf a chanté pour la première fois dans la rue, elle qui ne connaissait que la Marseillaise. La voix d’Anefrance, aux accents d’un Paris nostalgique, nous émeut toujours et encore intensément. « Il n’y a jamais eu d’Edith Piaf avant, et il n’y en aura plus ». Le piano à bretelles de Pierre Brudasz poursuit avec « la vie en rose », et nous, on chante en même temps, ravis que nous sommes.

 

 

 

 

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La scène s’anime, mais le silence se fait quand un trio prend place : Jean-Charles Drujon et son harmonica, Mouss et sa guitare, Soumia aux percussions. Ils nous offrent une belle interprétation d’une chanson de Serge Gainsbourg : « l’eau à la bouche ». La salle reprend en chœur, « je t’en prie ne soit pas farouche, quand l’eau me vient à la bouche ». Puis nos trois amis nous emportent au rythme de la poésie d’un titre de Marc Lavoine : « Je reviens à toi ». « Si c'est Dieu qui l'a voulu, c'est un jour de joie- Il y a de la poésie dans cette vie, je crois ». Oh oui ! Excellente prestation que nous découvrons ce soir, surpris et enchantés.

 

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L’enchantement va se poursuivre lorsque notre conteuse préférée : Annie Pouilhes, monte sur la scène. Les Métamorphoses d’Ovide, Philémon et Baucis, ça vous dit quelque chose ?... Annie nous narre des dieux grecs qui s’ennuient, une oie sauvée de la grillade, une cruche qui se remplit seule à chaque fois qu’on la vide…La petite cabane des amoureux va devenir un temple, et Zeus tiendra sa promesse : Philemon et Baucis deviendront un arbre immortel. Quant à nous, nous retrouvons nos regards d’enfants émerveillés.

 

Rémi Boibessot et sa guitare nous feront aussi rêver de voyages, de l’Iguala, des pirogues de Brazzaville, souvenirs qu’il nous livre en chantant sur un texte qu’il a écrit là-bas, à Kinchasa. Puis nous revenons à Montmartre avec sa belle chanson sur « Louise », Louise Michel : « j’ai la Commune à cœur ouvert, je marche d’un pas libertaire ». Beaucoup d’applaudissements saluent le talent de Rémi.

 

 

    
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Ooooh ! Revoilà l’éternueur ! « Vous devriez mettre votre petit « ney » à l’abri ! », clame Didier Laloux. Bien, revenons à nos souhaits. Alain Briantais voudrait être à dos, euh, « a-do », jeune quoi ! Didier pense que peut-être faudrait-il s’en remettre aux dieux … Bref, à vos souhaits, lui crie Alain. Ces deux-là m’ont l’air bien mal en point, ney-t-il pas vrai ?

 

Retour de Jean-Charles et son équipe sur scène, avec une adaptation très personnelle et révisée du fameux « requiem pour un con » de Gainsbourg, qui devient  requiem « pour un bon ». Ensuite, on reconnait la chanson d’Alain Souchon «c’est déjà ça ». Oui, « aimer c’est déjà ça », et nous on aime décidément beaucoup nos trois nouveaux amis.

 

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Tiens, voilà Bernard Evain ! Il nous a préparé une sacrée surprise : il se met au piano, et nous interprète « les mots bleus » de Christophe à sa façon, drôle, et plutôt joliment. Nous sourions beaucoup et admirons ses efforts, car ce n’est pas si facile …Bravo Bernard !

 

Puis voilà qu’un « p’tit Rimbaud des beaux quartiers » nous accapare : Rémi et sa guitare reviennent en poésie, avec un petit poète « paumé », et merde ! Encore un beau moment de musique et de mots de son cru.

 

 

Ah mais…. Qui voilà donc ? Mais c’est Madame Michu ! Et en baskets rouges s’il vous plait ! Eh oui, notre Zaïa est là ce soir, avec son « radio moquette », et même en vers… »La belle Hélène, vêtue pour la s’maine ».Irrésistible notre belle Zaïa, comme d’habitude, et les rires fusent.

 

 

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Une autre abeille amie de longue date est venue de loin pour nous : Catie Canta ! Accompagnée par Didier au piano, elle nous fait un mini récital Pierre Mac Orlan, avec en premier : « Tortuga » : « Ô Tortuga, port de disgrâce, dans le décor des cocotiers, où mes pas se sont effacés…C’est à Tortuga que se meurt, dans le secret d’un coquillage, le bruit de ceux de mon bonheur ». Puis : « la chanson de Margaret » : «Car à Tampico quand ça s'évapore, le passé revient qui vous fait vomir. Oui j'ai laissé là mes joues innocentes ; oui à Tampico je me suis défleurie. On applaudit Catie pour ces chansons très particulières du grand auteur, qui nous transportent loin vers le Mexique…

 

 

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Soudain, une apparition sur scène : une belle dame vêtue de noir, avec un grand chapeau, une rose rouge … C’est Eve Moreau, superbe, qui s’avance et avance des mots amusés et amusants. D’avances, il est en effet question, et Didier Laloux, qui a déjà épuisé les siennes, n’est pas content. Il ne sait plus où se trouve Pittsburg...Le prof de géo, Alain Briantais, a beau tenter de lui faire comprendre que ce n’est qu’un simple oubli, Didier réclame le remboursement de ses frais de scolarité, jusqu’à en marteler le sol dans une danse saccadée, aussi désopilante que désespérée. Bernard Evain, lui non plus n’a rien pu y faire. Cette scène baroque est extraite du « je dénonce l’humanité », de l’auteur hongrois à l’humour acerbe : Frigyes Karinthy (1887-1938). Nous voilà surpris et conquis par ce moment original si bien joué par nos comédiens malicieux ! 

 

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Mais comment, déjà ? C’est déjà fini ? Eh oui, tout a une fin … Notre accordéoniste préféré nous charme encore une fois avec la « complainte de la butte » et « l’auvergnat », que la salle reprend en chœur avant que l’on se quitte … Les participants montent sur scène sous les applaudissements et les bravos, et nous heureux d’avoir été là, tous ensemble réunis pour cette formidable soirée, nous les remercions chaleureusement.

 

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Chères abeilles, la valeur n’attendant pas le nombre des à Ney, (oui j’ai osé…) nous espérons y remettre le couvert l’année prochaine ! En attendant, nous avons encore rendez-vous en décembre au Bab’Ilo avec scène ouverte, et carte blanche de Valérie Belley.

A très vite, bzzz….

 

 

 

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P.S. Michèle Lassiaz tient tout particulièrement à remercier les artistes nouveaux venus qui ont rejoint la Ruche des Arts, et nous ont offert leur talent ce soir-là.

 

 

Fabienne SCHMITT

Tous droits réservés

 

 

 

 

Et aussi, avant..

 

   
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Photos 19, 20, 25:Fabienne Schmitt

Photos autres   : Christian Lafont

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Fabienne Schmitt

Photos au Petit Ney

Fabienne Schmitt

Christian Lafont

Illustration Alain Briantais 

Complément,adaptation et

mise en page web

Christian Lafont

 

 

Chraldifabmi

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