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 Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts 

Le Retour

version 2018

 

 

 

le 17 octobre 2018

de 19h à 20h*

 

 

 

Retour ?


 

à la maison, au bercail,

de courses, de l'école, 

de randonnée, de soins

du travail, du bureau

de vacances, du ciel,

de l'espace, à la ruche,

de la santé, de baton, d'affection, aux sources

à la nature à la culture...

de la culture, de la vue, à l'envoyeur, à la vue

sur investissement, à l'abri, de l'entrainement,

au foyer, au bateau, de manivelle, de l'au-delà,

vers le futur, à la vie ,

à la création, au nid,

à la raison,au bonheur...

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

  Paris 18ème

  M° Jules Joffrin ou

Lamarck-Caulaincourt

Mnémosyne de la scène ouverte du 17 octobre 2018 au Bab’Ilo

"Le Retour"par Fabienne Schmitt

 

 

Le retour. Partir…Revenir… Retour des choses… Des gens … Des mots …Tel était le thème de cette scène ouverte, un peu particulière, les amis d’Eric Meyleuc disparu récemment, compagnon de scène et d’amitié de Pedro Vianna, s’étant joints à nous. En effet, la carte blanche qui suivait cette première heure de soirée lui était dédiée. Ils sont donc venus lui rendre hommage, et nous leur avons donné la primeur sur la scène de notre cher Bab’Ilo :

 

 

 

« Mailles à départir », tel est titre de l’ouvrage de Jean-François Blavin, qui nous offre ses « surprises » : observation des êtres surpris, la surprise de la peine, qui l’emporte, cette « neige des liesses », surprise du « mystère, du souffle… » que nous découvrons avec plaisir.

 

François Lescun nous livre ensuite quelques poèmes courts, empruntés à son « Léopard étoilé », très poétique : « Lové dans l’œil du cyclone, je poursuis un rêve d’azur…Danseuses écervelées, savez-vous où vous allez ? Tout ce que je partage avec mon amour s’enrichit du double ». Beaux partage.

 

             

C’est Robert Desnos qu’a choisi Nicole Durand pour son ami Eric avec le magnifique : « Jamais d’autre que toi » : « Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien…Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit… Jamais d’autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeux ». Moment de grâce.

 

 

Puis voici Aimé, oui, A.I.M.É. C’est son prénom. Aimé joue avec son prénom, pas facile à porter, qu’il écrit à « l’encre sympathique » : « C’est un label, un message qui demande du courage…C’est sa « base, il veut être en en phase avec son blase, sans emphase, et il y a plus nase, comme blase ! ». Nous aimons les mots d’Aimé. Aimé a écrit un livret qui s’appelle « En vers et pour tous ».

 

 

Pour Raymonde Ferrandi, « les vies que nous avons vécues parlent avec nos voix », et la sienne nous emporte en rêveries de douceur.

 

Place à la musique. Rémi Boibessot et sa guitare dédient à leur ami Eric

sa chanson « Louise », allusion à Louise Michel : « Il y a des mots, des barricades dans mon cœur…J’ai la Commune à cœur ouvert, je marche d’un pas libertaire, Louise Michel, où est ta place… ». Une chanson ouverte sur l’espoir. (Carte blanche de Rémi le 21 novembre).

 

 

 

Une abeille prend ensuite le relais ; c’est Ane France qui rejoint la scène pour nous enchanter avec « le retour au pays de Prévert ». C’est l’histoire d’un breton qui revient au pays natal, rentre dans une crêperie mais n’a pas envie de crêpes. C’est l’histoire d’un homme malheureux, à qui « l’oncle Grésillard » porteur de malheur, avait prédit qu’il mourrait sur l’échafaud, et qui finira par tuer l’oncle, et … monter sur l’échafaud.

 

 

 

 

Quand Evelyne Gautheron nous chante « je reviens » d’Hugues Aufray, la salle chantonne avec elle : « Je reviens le cœur en fête… Jusqu'aux portes de Saint-Malo…Je reviens, je reviens, je reviens au pays…

Sous le vent et la tempête». Souvenirs …

 

Mailena Lica nous offre un texte de son cru « Lèvres » : « Lèvres craintives, d’oubli, qui se taisent, mourantes, de jeunesse, de vieillesse »… Une belle ode. 

 

En ce qui me concerne, mes amours ne s’appellent pas toujours « reviens », preuve en est dans mon « Episode » en rimes : « Tu as déserté mon navire… Sans mot me dire, ni me maudire… Un morceau de moi sous ton bras… Ce soir je bois à mes amours … Je n’attendrai pas ton retour ! »

 

 

Mais parfois, il y a « le juste retour des choses » et ça, Hervé Gosse en connait un bout. Entre l’attente du retour de son armoire, de l’électricité, de son siège de bureau, du chauffage, et … des affaires, il y a de quoi avoir l’estomac retourné ! Sans compter le retour de son patron parti en vacances … Mais bon, le retour du bonheur est pour bientôt.

 

 

Et voici Oguène sur la scène, nous réjouit de son « petit air », l’air de rien, l’air du quotidien, un petit air qui nous revient ». Puis ce sera « sans retour » : « On ne saura jamais si c’est le dernier train….L’espoir brodé n’est qu’un billet simple sans retour ». Méditation poétique.

 

 

 

 

Pour clore ces beaux moments partagés, Rémi est de retour avec sa guitare. « Sauvage, c’est l’amour à tous les âges….Sauvage, sauve l’âge de l’amour… Sauve qui peut la fleur de l’âge… Sauvage, sauve l’âge de l’amour…Autour du monde, il y a des poètes qui chantent à l’envi… Sauvez l’âge de l’amour » !

Quoi de plus beau pour finir cette première partie de soirée, et introduire la carte blanche dédiée à Eric Meyleuc ? Pour ceux qui n’ont pas pu y assister vous en trouverez un mnémosyne de ressentis dans notre blog.

 

 

A très vite Chères Abeilles, nous avons encore plein de surprises et de beaux échanges poétiques prévus en ce mois de Novembre ! Bzzzz…

 

Fabienne Schmitt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Mnémosyne /compte-rendu
de Fabienne Schmitt
Illustrations Pixabay
et Dimari
Photos Bab-Ilo
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont
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