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Retours imagés et argumentés sur la

scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

thème: "Mythes et symboles"

 

 

 

 

Un thème idéal pour laisser vagabonder votre imagination fertile

 

 

 

Mercredi 20 Février 2019

 

de 19h00 à 20h00*

au Café-Club BAB-ILO

9 rue du baigneur

  Paris 18ème

 

 

 Compte-rendu/Mnémosyne, ci-après par Fabienne SCHMITT

 

 

Et voilà. Nous sommes à nouveau réunies, nous les abeilles, dans la petite salle du sous-sol de notre Bab’Ilo chéri. Chacun ayant trouvé un siège, le petit brouhaha des retrouvailles s’estompe, et la soirée démarre.

 

 

C’est Claudine Vanlé qui ouvre le bal : pas facile le thème de ce soir, il a fallu réviser avant l’interro écrite prévue à l’Atelier d’écriture, nom de Zeus !

Première abeille à se lancer, Christian Lafont, qui s’est régalé au mix des héros grecs et romains. D’Homère aux Cerbères, de dédales en Tantale, et c’est plutôt réussi.

 

« La théogonie d' Hesiode », ça vous parle ? Serge Carbonnel vous dit tout : Héra, Aphrodite, Gaïa la terre, les Grâces, filles de Zeus, le chant des Muses… « Parlez-moi des Titans, des femmes qui parmi les mortels, s’allièrent aux immortels ». Un beau rappel de ce chant poétique dédié aux hommes et aux dieux de l’antiquité.

 

 

« Je voudrais connaître ton nom », nous dit Elisabeth Sanguinetti : « ton nom, ta tombe, ton sang ». Emotion… Puis c’est une valse des symboles et mythes à laquelle se livre Michèle Senoussi, et l’on rêve de Narcisse, Poséidon, Homère, et de chimères… Claudine revient, « la tête comme un tonneau, un tonneau fou », comme celui des Danaïdes, condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau troué !

 

                

 

 

 

 

 

Après ces folles histoires, un petit interlude d’un nouvel ami, Yaouenn Tenin, jeune poète de talent. « Talons » est le titre de son texte, qui claque et reclaque en rythme, comme les talons d’un auvergnat monté à Paris, où « les bus ballottent, et ça tapote, tapote… » Le provincial s’adapte ? Claquer du talon, désillusion… Applaudissements !

 

 

 

Retour à nos mythes. Non ! Pas mites … On est des abeilles ! Chuuut … Voilà Cyporah, et son arc de Cupidon. « La vie ne vient que par amour »…Que du bonheur !

 

Et c’est encore du bonheur avec Pedro Vianna, qui nous dit un poème d’Eric Meyleuc, une histoire de « stupéfaction de la Méduse », et de « moutons qui se tricotent leurs propres rêves. » Puis c’est un texte court de son cru, extrait de son long poème « la place du pauvre », qui commence par « rappeler encore et toujours ». Son troisième texte très court nous rappelle que : « au bout de tout symbole, il y a toujours des êtres humains. » Merci Pedro !

 

                     

 

Mais voilà que retentit une voix bien connue. Anefrance apparaît : 1815… Dans la ville de Dignes…Un homme fatigué, chassé à cause de son passeport jaune …C’est Jean Valjean qui sort du bagne. On le chasse de partout. Mais une porte s’ouvrira, un évêque ouvrira … « Qu’ai-je besoin de savoir votre nom ? D’ailleurs avant que vous me le disiez, vous en avez un que je savais. - Vrai ? Vous saviez comment je m’appelle ? – Oui, répondit l’évêque, vous vous appelez mon frère. »» Extrait des Misérables de Victor Hugo. Magnifique …

 


Qui d’autre peut mieux que Bernard Philippon, amoureux d’Hugo, prendre la suite ? Il nous réjouit de « Souvenirs blonds et bleus » … de « cheveux de miel, de la douce trame qui brille d’un reflet discret… des amours passées »… Et nous, nous rêvons encore…

 

 

En ce qui me concerne, j’ai revu à ma façon un mythe bien connu, celui de Sisyphe, rebellé contre les dieux, et condamné à pousser un énorme rocher en haut d’une montagne, vers le royaume des morts. Mon Sisyphe à moi est une femme, et l’héroïne de mon poème vaincra la malédiction.

 

Ce sont deux textes très originaux, extraits de son «  Léopard étoilé » que François Lescun nous offre : « la chasse au bourdon » et « l’école des fourches », allusion à la fameuse école des Roches. Le portrait des enseignants est « féroce »… Ils font même du hip-hop ! Sourires dans la salle.

 

                    

 

C’est alors que le mythique Didier Laloux nous rejoint. « Une croyance peut-elle devenir une phobie » ? Démonstration avec « le nombril de la femme de l’agent de police », de Brassens : « Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris, un honnête homme sans malice, brûlant d'contempler le nombril, d'la femme d'un agent de police... « Reste à savoir si Didier l’a vu, lui, ce nombril ? Le mystère reste finalement entier !

 

Quant à Jean-Dominique Dupont, il est à fond dans son « Conseil de l’Olympe », et Jupiter n’a qu’à bien se tenir ! Ni dieu, ni maître, et les aléas de l’économie gréco romaine ainsi remis au goût du quotidien de nos évènements nous réjouissent... Les jeux de mots fusent, tout est passé en revue, y compris la menace du « gibet jaune » ! Pour finir en beauté cette soirée mémorable, Hervé Gosse jongle avec un coup de foudre éclair entre Zeus et Héra, le carquois d’Apollon, et j’en passe…

 

 


Merci à toutes les abeilles pour nous avoir emportés, étonnés, passionnés, amusés, émus, aussi … La soirée se poursuit en carte blanche, avec une jeune poétesse de talent, des mots et du piano !

 

 

Fabienne SCHMITT. D.R.

 

 

 

 

*suivie de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Marie Rousselin, à 20 h 00 (

 

 

 

 

 

 

Géo-Localisation du Bab-Ilo ici

 

 

 

 

 

 

 

 

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