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Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts,       

 sur le thème :

Oser !

 

 

Mercredi 19 Juin 2019

 

de 19h00 à 21h00

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

   Paris 18ème

Compte-rendu/Mnémosyne de la Ruche des Arts par    Fabienne SCHMITT

 

 

 

 

Ose ! Osez ! Osons ! Il fallait oser, ce soir-là, pour notre dernière scène ouverte du 1er semestre, et nos abeilles laborieuses ne s’en sont pas privées.

 

Notre reine Michèle Lassiaz se fait ainsi « magicienne d’ose » en ouvrant la séance sur la scène de notre Bab’Ilo adoré : « oser et non paraître, oser pour entreprendre, oser pour mieux exister ! » De belles audaces en projet.

 

 

 

 

 

Elle est suivie de Charlotte Rita Pichon qui nous propose « oser le monde » : « naître… dans la tempête, oser prendre l’envol, grandir, oser devenir folle… avant la déchirure. » Nous voilà touchés.

 

Annie Pouilhes ose le hors-sujet, et on ne lui refusera sûrement pas, c’est même du La Fontaine : « la jeune veuve, » qu’elle nous dit si bien. « La perte d'un époux ne va point sans soupirs. On fait beaucoup de bruit, et puis on se console. » Un plaisir !

 

Apparait une nouvelle abeille, Laurent Kiem, qui nous offre un extrait de son dernier recueil, « la traversée des nuages » : « quand l’obscurité est éclairée des mots…j’aime toucher la pierre …j’aime partager …j’aime le vide … » Beau d’osage, oserai-je dire.

 

 

« Oser tout changer, tout déranger, tout partager, tout donner, la joie d’exprimer, jusqu’au trésor de la folie ! Tel est le programme de Michèle Senoussi, que nous approuvons tout à fait.

 

Anefrance toujours fascinante, peut tout oser, y compris « la mouette » d’Anton Tchékov ; extrait de l’acte IV : « Il y a ce passage dans Tourgueniev: "Heureux celui qui par une pareille nuit possède un toit, un coin chaud." Je suis une mouette. Non, ce n'est pas cela. Où en étais-je ? Et que Dieu vienne en aide à tous ceux qui errent sans abri…"

 

 

                                             

 

Qui donc ose désobéir ? Oguène, et en beauté. Elle parle de « ville lumière, de rayons magnifiques, d’arbres chenus… » A suivre ! Et voilà Evelyne Gautheron qui ose nous faire chanter avec Hughes Aufray : « Debout les gars, réveillez-vous ! » Vous vous souvenez ? La salle reprend en chœur, ravie.

 

Nouvelle abeille, Nathalie ose nous en faire voir de toutes ses couleurs : « chuis blanche, mais en fait je suis simplement rouge dedans, est-ce que c’est sérieux ? Il faut oser la créativité… Donnez des mots à aimer ! » Applaudissements.

 

 

Avec Didier Laloux, on prend toujours une bonne d’ose d’humour, et il n’a pas failli ! D’ecchymoses en légionellose, de psychose en osmose, «  ose Ana ! », lui dit-il, en proie à une séance « in excelsis deo » très spéciale avec sa psy. De quoi nous faire mourir de rire.

 

Quant à Christian Lafont, il chante une dosette d’Eddie Constantine avec « je cours après la vie » sur des paroles d’Aznavour : « Et bâiller, et dormir. Je dors à même la terre. C'est plus simple et c'est plus sain. Et si je meurs solitaire, je n'aurai pas à aller loin ».

 

François Lescun nous parle de son livre « Réfractions ». Il nous emmène encore faire de beaux voyages là où « il y a des hermaphrodites, des tatous rigolards, et des tournesols qui se pavanent. »

 

 

Nouvelle abeille, Leonore Queffelec-Engerer a osé une très belle lecture. Il fallait reconnaître « l’expiation», un des magnifiques poèmes extrait des Châtiments de Victor Hugo, dont l’anaphore « il neigeait » structure le texte.

 

Place à Pedro Vianna avec Eric Meyleuc absent présent, qui nous interpellent et nous émeuvent toujours : « la connerie humaine est inusable », elle nous emmerde depuis le temps qu’elle ne s’arrête pas. » Ainsi osent-ils le dire. Pedro nous le confirme : « la vérité du mensonge est preuve de lâcheté. » Il conclue avec : « je voudrais-je l’oserai- supprimer, effacer annihiler cet abîme qui sépare les rencontres dans le temps, les rencontres dans l’espace. »

 

A mon tour : « oser oui, il le faut. Il faut oser les mots, surtout ceux qui font peur…Il faut oser les gestes, surtout ceux qui nous touchent … Oser crier, oser prier… » La salle m’a suivie, je crois.

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis la « parole » d’Alain Briantais, extraite de son recueil « essaimer », se répand autour de nous. Alain ose force et douceur à la fois : « quand le cœur est perdu et les mains sans un cri, et la parole qui manque, et la parole qui fuit. »

 

En dernière partie de cette scène ouverte très riche nous est offert un beau partage de lecture, pour ceux qui n’ont pas pu être présents à la signature de Jean-Dominique Dupont. Ce dernier nous explique le fil de son recueil « le miel du papillon », puis à tours de rôle, les abeilles en liront plusieurs extraits : Oguène citera « tourne joli manège », « que serais-je sans toi », « chapristi, et « la voix des gares » ! » Christian « le livre des 7 couleurs », « un jardin de nuages », « les fleurs sont éphémères même si le jardin est éternel » Alain « la muse des sensations du jardinier », « le rêve fou d’une goutte », Michèle « les papillons », « la balade du vent », Léonore « graine, va et lève-toi ». Jean Dominique nous dira « le livre d’or au fil des heures » et « le visage de la carte de France », pour finir avec « le rat de bibliothèque » !

 

 
   
 

 

Ainsi ce termine cette overd’ose volontaire de poésie qui nous aura comblés ce soir. Il ne me reste qu’à vous souhaiter un bel été ! Nous reprendrons les butinages en septembre, mais d’ici là notre blog reste ouvert et attend vos poèmes pour le Plein Sens virtuel.

 

Bonnes vacances et bzzzz !

 

Fabienne SCHMITT. D.R.

 


 

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