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Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts- Thème: PARIS

 

 

 

 

 

 

 

Scène ouverte qui s'est déroulée le Mercredi 17 Mai 2017, de 19h00 à 21h00, au Café-Club BAB-ILO,9 rue du baigneur  Paris 18ème

Compte-rendu/Mnémosyne par Fabienne SCHMITT

 

 

 

 

Paris à tous les étages et dans toutes ses déclinaisons

 

 

 

 

Ce fut un Bab’Ilo très parigot ce soir là pour notre scène ouverte, car Paris

était  la vedette, et nos abeilles n’ont pas manqué ce rendez-vous « capitale » !

Paris boulot, Paris métro, Paris canaille, Paris bataille…Paris à l’infini…Paris gagné pour cette soirée animée, pleine de poésies, de rires, et de chansons…

 

En introduction, puisque nos sommes en période d’élections, notre reine Michèle et Bernard Philippon décrètent d’un commun accord que nous sommes tous ministres de la poésie. C’est ainsi que Michèle démarre la soirée avec son Paris en « couleurs », « des trainards rue des Lombards », aux « sans lendemain du métropolitain »; nous avons même droit à une esquisse de french cancan ma foi fort réussie !

 

 

 

Louise Emily nous interprète ensuite en douceur cette belle chanson de Mouloudji : « le mal de Paris », qui le tenaille dès qu’il s’en va, loin « de ses rues, d'ses boulevards, de son air triste et gris. »

 

Bernard Philippon a retrouvé un poème qu’il a écrit le jour de ses 10 ans …Bernard était déjà poète, et parlait même aux pigeons ! Il nous dit son « Palais Royal », royal palais, où « deux êtres sont assis, deux âmes s’arrêtent, deux cœurs se promènent ».

 

Cypora nous livre ses « ricochets de ma mémoire », nostalgie d’un Paris qui « n’a plus le même ton », regrets de son Paris d’antan, qu’elle aimait tant arpenter.

 

Oguène nous ravit d’un court extrait de son recueil « Errances » et nous emmène faire un tour dans Montmartre, son « village de poche ».

 

 

 

Yves Montand est à l’honneur avec Evelyne Gautheron : « la butte rouge », c’est son nom…Une autre butte que celle de Montmarte, un texte anti guerre d’un dénommé Montehus, chanteur très engagé des années 1900 : « Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin. Mais moi j'y vois des croix portant l'nom des copains » ...

 

C’est un plaisir de revoir Valérie Belley, qui nous offre trois textes courts de son « Traverses», édité par notre Ruche ; elle a choisi notamment « ultime atome », qui parle de celui qui dort dans la rue. Ce sera aussi « la Villette », à coups de mots saignants.

 

« Dans les faubourgs », c’est un texte de Jean Rodor qui date de 1920, que nous fait découvrir Daniel : une promenade d’époque dans ces quartiers où « tant qu'les heureux ne penseront qu'à eux, on verra des pauvr's vieux souffrir toujours. »
 

 

 

Bienvenue à Laurent Shallender, nouvelle abeille, qui nous chante son Paris « le cœur dans les yeux », une femme endormie, et nous rêvons…

 

Mais voilà que Colette Sauvanet se fait coquine ! Sa voix suave nous surprend avec son « Paris sexy », une fièvreuse promenade dans les nuits parisiennes.

 

« Tour à tour »…Ainsi se pointe à nouveau Bernard Philippon, entre la Tour Eiffel et l’Obélisque, et ses mots sont pointus !

 

Place aux nouveaux butinages avec Joël le Borgne qui a rejoint la Ruche, avec son abeille épouse Marie Annick. Joël nous offre une chanson anonyme du 16ème siècle, au français d’antan : « j’ai perdu ma Mie au gué, j’ai perdu ma Mie …Reprenons notre pays », dit-il au roi Henri. Puis un joli texte de Clément Marot extrait de « l’adolescence Clémentine. »

 

 

Marie-Annick nous emporte dans le voyage de sa vie, à travers un périple où enfin son rêve s’accomplit, « Ah, vivre à Paris, y danser » ! Elle y est arrivée…

 

« Bidon…Bidon…Bidonville »…Les mots de cette chanson culte de Nougaro nous sont offerts par Pascal. Une autre facette de la capitale, « donne moi ta main camarade »…

 

Paris serait-elle synonyme d’argent, de pouvoir, comme Londres, « ode à « Mad off » ? Question posées par Oguène dans un texte de son cru. Alors, la Bourse ou la vie ?

 

 

 

 

La réponse de Michèle, c’est « l’Internationale des cœurs » ; elle nous invite à la suivre dans sa « ronde pleine d’espoir.»

 

Bernard renchérit avec l’augmentation des millionnaires, et revient à la politique avec le texte de son ami Jean-Marc Denis : « soir d’élection », rêvant d’un Paris toujours libre, espérant « le retrouver, nous retrouver.»

 

 

Voilà un florilège de jeux de mots dont Christian nous régale ensuite, de sa « sous balade des pendus » au « Paris polin » et au « Paris tournelle », en passant par le « Paris paton » et le « Paris golo » !

 

 

C’est une lettre ouverte qu’a écrite Fabienne Schmitt à son Paris qu’elle aime tant, « n’en déplaise à ses détracteurs » ; elle aime y marcher des heures, « à la recherche de son âme, dans le cœur de son macadam »

 

Marie-Annick revient nous confirmer son amour pour la capitale, et son bonheur d’y vivre enfin, « même si Paris est difficile » parfois.

 

 

 

  
 

 


 

Dans son « jardin des Batignolles, » Alain nous emmène flâner à la rencontre d’un banc, un banc très romantique qui se raconte… « Il sera lui-même, et c’est déjà beaucoup »…

 

« L’argent a-t’il mangé Paris ? » Pour Jean-Marc Denis, Paris sera toujours « sa belle endormie », même si les loups rôdent toujours dans les parages. Son texte est lu par Bernard Philippon. Ce dernier nous dit ensuite sa « balade sur Paris », quand « vivre à Paris de joie l’inonde. »

 

Une question grave nous est posée ensuite… « Un poète peut-il mourir » ?...Pourtant la poésie l’appelle ! C’est un bel extrait du recueil « Mal d’amour.»

 

Puis, tantôt en français, tantôt en anglais, Oguène nous invite pour « une dernière danse », chorégraphie bilingue de son cru pour un voyage dans le métro, comme « une chute, vers la mort ».

 

Retour sur Nougaro, en lecture cette fois, par Fabienne Schmitt, avec le fameux « Mai, Mai, Paris Mai », texte ciselé dont le refrain est repris par la salle.

 

 

Il nous reste encore un peu de temps : pour que Cypora nous fasse rêver, « quand le bitume s’enflamme » avec son Paris « sous la lune d’argent »…Pour que Michèle en souvenir de répétitions passées de notre chorale d’abeille , nous fasse beaucoup rire avec un pastiche du « Pont Mirabeau. C’est le « Paris métro » de François Caradec, extrait des « nuages de Paris  », en l’occurrence le métro Mirabeau : « vienne la rame où je meurs, les pompiers rament, je demeure »…Et pour que Pascal entonne un dernier Nougaro, le fameux « Sing-Sing song. »

 

C’est la fin de cette soirée magique …Bernard Philippon, éternel « Hugophile », nous emporte dans « le ventre Paris », vers l’ancien Musée Grévin, et partage avec nous un texte amoureux, ode à la belle muse…Il clôture cette scène ouverte en Paris tournelles » de son dernier atelier d’écriture : « Paris m’ailleurs-Paris chissime-Paris bambelle »…

Puis, en laborieuses abeilles parisiennes que nous sommes, nous nous quittons après quelques butinages et regagnons nos ruches, en nous disant que nous avons finalement bien de la chance de côtoyer la plus belle ville du monde !

 

A très vite ! Bzzzzzzzzz….

 

 

 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Photos BAB ILO et
Illustrations  en tête Pixabay
adaptation et mise en page web 
Christian Lafont

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